Présentation


SOCIAL ECONOMY EUROPE


Les coopératives, mutuelles, associations et fondations, ayant estimé indispensable d’instaurer une concertation permanente sur les politiques européennes d’intérêt commun, ont constitué en novembre 2000 la Conférence Européenne Permanente des Coopératives, Mutualités, Associations et Fondations (CEP-CMAF).

En janvier 2008, la CEP-CMAF a changé de nom et est devenu SOCIAL ECONOMY EUROPE.

SOCIAL ECONOMY EUROPE a pour but de :

- promouvoir l’apport tant économique que social des entreprises et organisations de l’économie sociale,

- promouvoir le rôle des les valeurs des acteurs de l’économie sociale au sein de l’Europe,

- renforcer la reconnaissance politique et juridique de l’économie sociale et des CMAF au niveau européen.


L’ÉCONOMIE SOCIALE


Les entreprises de Économie Sociale [1] sont des acteurs économiques et sociaux présents dans tous les secteurs de la société, elles se constituent pour répondre aux besoins des citoyens. Elles se caractérisent avant tout par leur finalité : une façon différente d’entreprendre qui associe en permanence intérêt général, performance économique et fonctionnement démocratique.

L’Économie Sociale comprend les coopératives, les mutualités, les associations et les fondations ainsi que de nouvelles formes d’entreprises qui partagent les valeurs définies dans la Charte des principes de l’Économie Sociale de SOCIAL ECONOMY EUROPE.

L’Économie Sociale est partout, pour tous, tout le temps. Les entreprises et organisations de l’Économie Sociale sont particulièrement actives dans de nombreux domaines : protection sociale, services sociaux de santé, services bancaires et d’assurance, services de proximité, éducation et formation, recherche, tourisme social, énergie, consommation, production industrielle et agricole, artisanat, construction, logement et habitat coopératif, travail associé ainsi que les domaines de la culture, du sport et des loisirs.

Elles représentent un élément constitutif du modèle social européen et jouent un rôle important en s’inscrivant dans les objectifs des politiques européennes, notamment l’emploi, la cohésion sociale, l’esprit d’entreprise, la gouvernance, le développement local etc… auxquelles elles apportent une contribution active. Sous ses formes très diverses, l’Économie Sociale est présente à tous les niveaux, national et européen, mais ses racines restent locales.

L’Économie Sociale est génératrice d’emplois nouveaux et a la capacité de répondre aux défis d’aujourd’hui, non seulement à travers une production à haute intensité de main-d’œuvre, mais aussi au moyen de l’utilisation de nouvelles technologies. Elle contribue également à l’intégration sociale de catégories vulnérables.

En reliant économique et social, en établissant des partenariats avec le secteur public, les entreprises privées et les organisations syndicales, dans un souci de développement et de cohésion des territoires, l’Économie Sociale renforce l’ancrage local des entreprises dans une économie mondialisée.


QUELQUES CHIFFRES


L’Économie Sociale représente 10% de l’ensemble des entreprises européennes, soit 2 millions d’entreprises qui emploient plus de 20 millions de salariés soit 10% de l’emploi total.

Par exemple :

— En Espagne, c’est 10% du PIB, avec 51.500 entreprises et organisations, soit 2.5 millions de salariés. Plus de 10.700.000 personnes sont concernées directement ou indirectement par l’Économie Sociale ;

— En France, 760.000 entreprises d’Économie Sociale emploient près de 2 millions de salariés ;

— Les mutuelles de santé, regroupées au sein de l’AIM, apportent une couverture à plus de 150 millions de personnes ;

— Les membres d’AMICE emploient directement plus de 320.000 personnes, assurent plus de 100 millions de membres et couvrent près de 20% du marché européen des assurances ;

— Les coopératives regroupées au sein de Coopératives Europe représentent 250.000 entreprises coopératives, 163 millions de membres et 5.4 millions d’emplois ;

— Les associations, rassemblées au sein du CEDAG, constituent un réseau de plus de 50.000 associations et de 9 millions d’associés ;

— L’EFC rassemble des fondations membres dans plus de 30 pays en Europe, dont l’actif global se monte à 111 milliards d’Euros qui soutiennent toute une gamme d’organisations et de services d’intérêt général.


DES VALEURS FORTES PARTAGÉES


L’Économie Sociale met en évidence une « autre forme d’entreprendre » basée sur des caractéristiques et des valeurs communes que sont :

— la primauté de la personne et de l’objet social sur le capital,

— la défense et la mise en œuvre des principes de solidarité et de responsabilité,

— la conjonction des intérêts des membres usagers et de l’intérêt général,

— le contrôle démocratique par les membres,

— l’adhésion volontaire et ouverte,

— l’autonomie de gestion et l’indépendance par rapport aux pouvoirs publics, l’essentiel des excédents est destiné à la poursuite d’objectifs de développement durable, de l’intérêt des services aux membres et de l’intérêt général.


Notes

[1] L’Économie Sociale est souvent décrite comme un ensemble de quatre « familles » : les coopératives, les mutualités, les associations et les fondations, qui sont en fait des formes organisationnelles et/ou juridiques ; elle recouvre bien entendu les dénominations utilisées dans les différents pays comme économie solidaire, tiers secteur, plate-forme ou encore troisième système. Bien qu’elles ne soient pas qualifiées d’ « Économie Sociale » dans tous les États membres, des activités comparables, partageant les mêmes caractéristiques, existent partout en Europe.